LOCON SUR LAWE
LOCON SUR LAWE

Les GENS de LOCON et du reste du monde
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  PublicationsPublications  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 RELIGIONS

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Lun 18 Fév - 22:55

Michel Onfray :


Lors du quatorzième acte de la manifestation des gilets-jaunes, Alain Finkielkraut a été pris à partie dans la rue, puis invectivé de façon clairement antisémite. La presse, la classe politique, un grand nombre d’anonymes, mais également le président de la République, le ministre de l’Intérieur, tous se sont légitimement offusqués et ont manifesté leur soutien au philosophe. Je suis terriblement offusqué moi aussi et je manifeste mon soutien total à l’auteur de "La Défaite de la pensée". En voyant ces images et en entendant la bande son qui l’accompagne, j’ai eu un haut-le-cœur physique, j’ai ressenti un malaise corporel empathique. La vision du corps voûté du philosophe, comme s’il cherchait en vain à se protéger corporellement des insultes, des cris, des vociférations, son visage sidéré, son regard hagard, tout cela m’a immédiatement rappelé ces photographies de juifs à la silhouette abattue, accablée, écrasée en présence de soldats nazis. Je ne suis pas suspect de banaliser le nazisme et d’y renvoyer mal à propos! Dès lors, l’heure venue, et, hélas, elle est venue, je peux vraiment dire que, cette fois-ci, ces images m’ont fait penser aux juifs du ghetto de Varsovie traqués par la soldatesque national-socialiste. Ma peine pour cet homme est grande.

   Peut-on penser ce qui est advenu?

   J’ai la faiblesse de croire que oui et la certitude que, pour ce faire, il me faut dire un certain nombre de choses que la presse ne dit pas. Et dire ce que la presse ne dit pas en précisant, justement, qu’elle ne le dit pas, puis dire pourquoi elle ne le dit pas, c’est aller au devant d’un lynchage. Ce n’est pas bien grave, j’ai l’habitude, ce ne sera pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière non plus.

   Qu’est-ce que la presse n’a pas dit dans cette affaire? Que le propos antisémite tenu par un vociférant dont j’espère que Castaner va être actif pour le retrouver afin qu’on connaisse son identité et qu’on établisse son portrait politique et sociologique en bonne et due forme, l’a été par un musulman. Cela ne fait aucun doute. Pourquoi la chose n’a-t-elle pas été dite? On a stigmatisé le propos antisémite, et on a eu raison, mais pas du tout l’origine islamique de ce propos. Et on a eu tort. Je vais dire pourquoi.

   Établissons les faits: un paquet de gens qui portent le gilet jaune siffle, crie, vocifère, insulte, invective, hurle. Ils semblent une grosse dizaine. On y trouve les habituelles mentions scatologiques –"grosse merde", "enculé".... Ou bien encore le désormais fameux "nique ta mère", une insulte née dans les banlieues, sûrement pas à Saint-Flour dans le Cantal. On y entend surtout "Palestine" à plusieurs reprises. L’un des plus actifs porte le keffieh palestinien enroulé sur sa tête. L’autre arbore une barbe dans l’esprit salafiste –avec la lèvre supérieure rasée.

   Cette fameuse presse qui se tait sur l’origine de cet antisémitisme, notamment celle du service public audiovisuel, ne dira pas que c’est un musulman qui est en cause, pour la bonne et simple raison qu’en pareil cas, elle charge systématiquement ce qu’elle nomme  "l’extrême-droite", à savoir Marine Le Pen. Elle est tellement utile pour servir d’attraction au premier tour des présidentielles, puis de répulsion au second, afin que le candidat maastrichtien soit largement élu pour faire barrage à un prétendu fascisme, qu’il faut politiquement, donc médiatement, en user sur le mode attraction-répulsion!

   Quand ce qui reste du Parti socialiste prend l’initiative d’un rassemblement public contre l’augmentation vertigineuse des actes antisémites en France, il prend bien soin de ne pas inviter le Rassemblement national puis, en regard de son absence, il conclut… à la preuve de son antisémitisme! La France insoumise, elle, a été invitée, alors que la preuve qu’il existe une frange islamo-gauchiste active dans la FI est avérée [1]. Or cet islamo-gauchisme est clairement antisémite. Mais cela ne gêne pas le PS qui appelle à manifester certains antisémites contre l’antisémitisme…

   Qu’on se souvienne que, lors des présidentielles de 2012, Mohammed Merah a tué des enfants juifs avec une arme à bout touchant. Sarkozy et Hollande avaient annulé leurs passages à la télévision au nom d’une trêve de décence. A la demande de Marine Le Pen elle-même, une émission de télévision qui devait lui être consacrée sur le service public a été annulée. Mélenchon, quant à lui, a continué sa campagne [2]. Qu’aurait-on dit s’il s’était agi de Marine Le Pen?


   S’il existe une complaisance à l’endroit de la frange radicale de l’islam, ça n’est pas au RN qu’on la trouvera, mais à gauche, hélas. L’antisémitisme de droite a existé, c’est celui des catholiques pour lesquels les juifs sont le peuple qui a tué Jésus au nom d’une foi dont les fidèles du pape François estiment que leur héraut l’aurait dépassée par la vérité de son message. L’Eglise catholique a fait amende honorable en 1965 avec le Concile Vatican II en abolissant la thèse du peuple déicide. On ne peut faire comme si la chose n’avait pas eu lieu. Quand il existe, cet antisémitisme de droite est résiduel, ponctuel, individuel. 

   L’antisémitisme de gauche a existé lui aussi. On le trouve chez nombre de penseurs socialistes du XIX° siècle, dont Marx qui était lui même juif. Qu’on lise "La Question juive" (1843). A gauche, on estimait alors que le judaïsme, c’était l’argent, les banques, donc le capitalisme. Lutter contre le pouvoir de l’argent et du capital équivalait à lutter contre le pouvoir des juifs. Cet antisémitisme existe toujours, et dans les mêmes formes. Et il n’est, hélas, ni résiduel, ni ponctuel, ni individuel, mais structurel.

   Il prend notamment aujourd’hui la forme de l’antisionisme. Une équation simple qui réjouit les simplistes pose que juifs = argent = capital = capitalisme = Etats-Unis= Israël = sionisme… Cette équation qui désigne l’Ennemi se double d’une figure qui est celle de l’Ami: le "Palestinien". Ce "personnage conceptuel", pour parler le langage de Deleuze, autorise des variations sur des thèmes multiples : l’Arabe, le Maghrébin, le Musulman, le Djihadiste, le Migrant, jadis l’Immigrant ou l’Immigré. Cette série très hétérogène mériterait d’abondantes précisions sémantiques et philosophiques, mais elle devient un bloc homogène chez les antisémites qui posent une autre équation simple qui réjouit elle aussi les simplistes : Arabe = Maghrébin =  Musulman = Djihadiste =  Migrant, avec un mot pour homogénéiser cette série: "Palestine".

   C’est justement ce mot-là qui a été utilisé contre Alain Finkielkraut par des gilets-jaunes.

   Des photographies circulent sur le net qui montrent une femme de dos portant un foulard islamique et arborant un gilet jaune sur lequel est écrit le texte que voici: "Les banques nous enculent et l’Etat lubrifie. # Rothschild # Sachs # Attali". Puis ceci: "A nos (sic) morts, à nos (sic) mutilés, à nos (sic) prisonniers, à nos (sic) blessés". Enfin: "Ni oubli, ni pardon". Il existe également d’autres moments antisémites chez les gilets-jaunes. C’est incontestable. Les quenelles qui se répandent témoignent.

   La multiplication des propos, des gestes, des actes antisémites est indéniable. Il y a peu, Le Monde, journal emblématique du politiquement correct, rendait compte de ce triste bilan [3] avec ce titre: "Les actes antisémites en hausse de 69% en France". Ce média parvenait à réaliser une performance  sophistique en ne faisant jamais référence à l’antisémitisme des banlieues fomenté par un islam belliqueux!  Avec ses gros sabots politiquement corrects, le Premier ministre Edouard Philippe commente ainsi ce chiffre: "Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal." Bonne fille, la presse qui comprend l’allusion grosse comme un éléphant, c’est intellectuellement dans ses cordes, effectue des variations sur le thème: on renvoie à "la funeste Nuit de cristal et ses exactions nazies contre les juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938". Puis le premier des ministres de Macron ajoute: "Pourquoi rappeler, en 2018, un aussi pénible souvenir? Parce que nous sommes très loin d’en avoir fini avec l’antisémitisme."  Apparaissent alors les noms de Pétain et d’Elie Wiesel, dans les rôles respectifs d’une théâtralisation convenue qui empêche de penser, certes, mais surtout qui interdit d’évoquer, d’effleurer, de frôler la question qu’il faudrait poser: quelle est la part d’un certain islam dans ces actes antisémites?  Il est bien évident que, selon la formule consacrée, quiconque pose cette question fait le jeu de Marine Le Pen -Libération me mit un jour en Une avec ce sophisme,  Le Monde lui emboîta le pas trois jours plus tard…

   L’Islam antisémite s’appuie sur un grand nombre de versets du Coran qui invitent au massacre des juifs. Il peut également invoquer quantité de propos tenus par le Prophète et rapportés dans les hadiths. Il peut également en appeler à la biographie de Mahomet qui a combattu les juifs les armes à la main, qui a procédé à des assassinats et à des massacres de juifs. Je m’appuie pour ce faire sur des textes que les musulmans eux-mêmes reconnaissent comme les leurs: le Coran, les hadith et la sîra. Est-ce que citer les textes que les musulmans revendiquent c’est faire acte d’islamophobie? [4] Il faut croire que, pour la gauche culturelle qui défend l’islamo-gauchisme, la réponse est oui. Je sais de quoi je parle…

   A cause de leur refus dommageable de s’organiser, les gilets-jaunes font l’objet de perpétuelles récupérations. On parle d’extrême-droite, c’est facile et attendu: tout ce qui met en cause d’Etat maastrichtien et son ordre libéral fort avec les faibles et faible avec les forts, est systématiquement renvoyé du côté du pétainisme, du vichysme, du fascisme, du nazisme, le tout ramassé sous le syntagme simple "d’extrême-droite" -avec de temps en temps des variations du genre: nationaliste, raciste, xénophobe, homophobe… "Grossophobe" n’a pas encore été utilisé, mais son temps viendra.

   Or, il existe deux récupérations des gilets-jaunes dont on parle peu: la récupération par la gauche et la récupération par les islamistes.  

   Commençons par la récupération de gauche.

   Je ne prends pas de notes quand je regarde les informations. J’ai tort. Car je me souviens de la véhémence médiatique des propos d’Eric Coquerel contre les gilets-jaunes dans les jours qui ont suivi le 17 novembre. Il est l’un des hommes politiques les plus invités dans les médias [5]. On a du mal à croire qu’il se soit tu sur cette question pendant dix jours: c’est pourtant ce qui apparait quand on consulte le net et que, comme moi, on souhaite retrouver ce qu’on a vu et entendu une fois... A La France insoumise, on a un bon community manager qui sait comment faire pour enterrer dans le plus sombre du net ce qu’on n’a pas intérêt à laisser traîner dans la lumière!

   Mais, tout de même. Qu’on se souvienne: la gauche toute entière a pincé du bec quand, mi-novembre, il a été question des premières revendications des gilets-jaunes. Elle n’était pas loin de Macron sur le sujet…

   La France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste, le Nouveau Parti anticapitaliste ont tous tergiversé en estimant qu’il n’était pas question de manifester avec des gens que soutenaient le Rassemblement national et Debout la France.

  Or ceux qui refusent de se trouver aux côtés des gilets-jaunes soutenus par RN et DLF se trouvent beaucoup moins gênés de côtoyer telle ou telle figure de gauche dans des manifestations qui fleurent bon le parfum islamo-gauchiste.

   Jean-Luc Mélenchon n’a pas ces pudeurs de  gazelle quand il s’agit de maintenir dans son groupe La France Insoumise une Danièle Obono pour qui la laïcité à la française qui interdit le voile dans l’espace public est surtout une arme contre l’islam; pour qui le racisme anti-blanc n’existe pas puisque tout "racisé", du fait que lui ou ses ancêtres ayant fait l’objet de racisme même il y a plusieurs siècles, a le droit de pratiquer la discrimination raciale, autrement dit: d’être raciste; pour qui il faut comprendre ceux qui ne sont pas Charlie parce que ce journal les a insultés avec des caricatures du Prophète; pour qui des réunions dites antiracistes peuvent exclure des blancs, des réunions féministes sont fondées à interdire des hommes, des réunions LGBT sont habilitées à refuser l’entrée à des hétérosexuels; pour qui le compagnonnage avec Houria Bouteldja, photographiée près d’une pancarte qui dit "les sionistes au goulag", ne pose aucun problème; pour qui la chanson "Nique la France", qui fait du pays dont elle est député un pays "puant", mérite d’être défendue; pour qui un musulman qui refuse de conduire un bus après qu’une femme l’eut elle même piloté ne présente aucun problème; pour qui la censure contre Dieudonné n’est pas légitime. En effet, La France insoumise peut être légitimement invitée par le PS à manifester contre l’augmentation des actes antisémites en France! Qui se ressemble s’assemble.  

   Toute cette gauche plus ou moins complaisante à l’endroit des "antisionistes" se retrouve aujourd’hui à courir derrière les gilets-jaunes qui ont fini par se faire rattraper.

   Or, seuls les gilets-jaunes auraient pu, un temps hélas écoulé, fédérer un refus de l’Etat maastrichtien sur une base souverainiste en économisant les partis dont ils ne veulent plus -La France insoumise de Mélenchon, le Rassemblement national de Marine Le Pen et Debout la France de Dupont-Aignan- et ils ont raison.

 Mais, hélas, faute d’organisation, ils ont laissé les loups entrer dans la bergerie. La haine dont Alain Finkielkraut a fait l’objet lors de ce quatorzième acte prend sa source dans cette gauche dont l’anticapitalisme, à des degrés divers, s’accompagne de près ou de loin, d’un antisionisme qui s’avère un franc antisémitisme.

  Examinons la récupération par un certain islam.

   Le compagnonnage entre une gauche anticapitaliste, donc antisioniste, de fait antisémite, et un islam venu des banlieues, est avéré. Il signe la collusion entre l’anticapitalisme et l’islamisme. Ce mélange est explosif.  Il est en passe d’emporter le mouvement des gilets-jaunes.

 Ceux qui s’en réjouissent, Macron et les siens, ont bien tort. Car, dans ses suites, pareille convergence des luttes n’emporterait pas seulement les gilets-jaunes, elle ouvrirait également la voie à une libération de la violence dont le pouvoir, déjà débordé par beaucoup moins, ne saurait que faire…

   Ce compagnonnage du jaune et du vert était déjà visible le jour des dégradations effectuées à l’Arc de Triomphe.  Le film qui monte les ravages et la jubilation des vandales qui exhibent leurs trophées en atteste. Le pouvoir a utilisé ces images pour discréditer le mouvement des gilets-jaunes. C’était rentable du point de vue de la petite politique politicienne, mais c’était mortel sur le terrain de l’avenir du pays. Bien pour le journal de vingt heures, mais nul pour l’avenir et le destin de la France.

   Dans la mouvance salafiste, du côté des Frères musulmans, dans les pays comme le Qatar, le mouvement des gilets-jaunes est perçu comme une occasion de faire tomber l’Occident pensé comme judéo-chrétien, donc comme un adversaire rabique. Une fois tombé l’édifice, il ne resterait plus qu’à y installer une idéologie nouvelle.  

   Dans une analyse fouillée et touffue de la récupération du mouvement par les salafistes intitulée "Gilets jaunes et Alexandre Benalla: l’ours islamiste est sorti de ses banlieues (les preuves)", Mohamed Louizi [6] cite ce propos de l’islamiste Elias d'Imzalène: "Il nous appartient donc à nous muslim de réimpulser une contestation politique intégrale de l’American Way of Life. Il nous faut faire mentir Fukuyama et prouver au monde que l’Histoire n’est pas encore finie (…). A nous donc de donner un sens politique à cette révolte. Le but n’est donc plus de contester simplement cette hausse des taxes mais bien ce système politique qui l’induit. Et pour qui douterait encore, qui de plus légitime que le muslim politique assumant sa fonction de réveil des masses et de refus de l’oppression comme avant-garde de cette révolte? Ne possédons-nous pas dans notre logiciel originel même (l’islam) cette contestation de la société de consommation basée sur l’exploitation des masses par un système financier reposant sur l’usure et la spéculation? Ce n’est donc pas pour contrer l’extrême-droite ou encore pour nous ranger derrière d’autres que nous nous devons de soutenir ce mouvement. Mais c’est bien pour accomplir en plein jour les objectifs primordiaux de notre logos (l’islamisme) que nous devons nous lever pour la justice sociale et contre ce système oppressif. (…) Cette révolte sera ce que l’on en fera… Alors oui il faut être des Gilets jaunes!". En passant, Mohamed Louizi fournit des pistes intéressantes sur Alexandre Benalla…  

   La presse de "gauche" calomnie évidemment Mohamed Louizi. Les tribunaux le poursuivent. J’y verrai pour ma part bien plutôt une confirmation qu’il dit vrai…

   Quoi qu’il en soit, ce groupe qui attaque Alain Finkielkraut prouve que les gilets-jaunes sont au moins infiltrés par ceux-là qui se sont montrés à visage découvert.

   Si les gilets-jaunes ne s’organisent pas urgemment, s’ils ne font pas le nécessaire pour se démarquer et se dissocier clairement de cette pathologie sociale, politique et intellectuelle qu’est l’antisémitisme, s’ils ne surmontent pas leurs petites divergences afin d’éviter par la fédération de leurs forces girondines que de plus forts, de plus rusés, de plus malins qu’eux emportent la mise de leur mouvement, alors ils vont mourir, mangés tout cru par l’islamo-gauchisme, quelle qu’en soit la forme: les partis ou les syndicats dits de gauche dans une version light, c’est celle du "Soumission" de Houellebecq, ou bien les organisations salafistes dans la version hard, c’est celle de "Guérilla", le roman de Laurent Obertone. Le moment est historique: il a le choix entre s’organiser ou se faire absorber par les prédateurs aux aguets.
 

Michel Onfray
PS: A l’heure où je termine mon texte, dimanche 17 février à 16 heures, je découvre "qu’à gauche" des voix minimisent, voire justifient l’agression dont a été victime Alain Finkielkraut… On y retrouve comme par hasard des gens de La France Insoumise, du Media et du Parti socialiste avec Jean-Pierre Mignard, ami intime de François Hollande et… président du Comité d’éthique (sic) de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron -prière de ne pas rire… Dans cette liste édifiante, on trouve également "l’humoriste" Yassine Belattar, nommé par Emmanuel Macron au sein du Conseil présidentiel des villes.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/02/17/01016-20190217ARTFIG00072-des-voix-minimisent-l-agression-dont-a-ete-victime-alain-finkielkraut.php


________________________________

[1] http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/29/31001-20160829ARTFIG00117-le-camarade-melenchon-converti-a-l-islamo-gauchisme.php


https://www.lejdd.fr/Politique/laicite-pourquoi-jean-luc-melenchon-ne-desavoue-pas-daniele-obono-3477842

 
[2]
https://www.la-croix.com/Actualite/France/En-2012-une-courte-parenthese-dans-la-presidentielle-2015-11-22-1383479

[3] https://www.lemonde.fr/religions/article/2018/11/09/les-actes-antisemites-en-hausse-de-69-en-2018-en-france_5380962_1653130.html

[4] On trouvera le détail de ces textes, de ces citations, de ces faits et gestes, dans "Penser l’islam", chez Grasset (2016). Je défends publiquement ces thèses depuis le "Traité d’athéologie" (2005).

[5]
https://www.politiquemedia.com/personnalites-475.html


[6] http://mohamedlouizi.eu/2018/12/29/gilets-jaunes-et-alexandre-benalla-lours-islamiste-est-sorti-de-ses-banlieues-les-preuves/#_ftnref233

 Il est bien évident que Mohamed Louizi est puissamment controversé par ceux qu’il démasque. Je me contente de citer l’une de ces citations à l’appui de sa thèse: on ne pourra la lui reprocher… 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Lun 18 Fév - 9:39

Insultes antisémites contre Finkielkraut: l'un des auteurs proche de la mouvance salafiste

 18/02/2019 à 07h10




D'après des informations de BFMTV, l'individu ayant proféré des insultes antisémites samedi était connu des services pour évoluer dans la mouvance salafiste.





L’un des auteurs des insultes antisémites proférées à l’encontre de l’académicien Alain Finkielkraut samedi lors de la manifestation des gilets jaunes est connu des services pour son appartenance à la mouvance salafiste, d’après des informations de BFMTV.

Connu au sein des gilets jaunes pour sa véhémence 





Citation :
"Barre-toi, sale sioniste de merde", "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "la France, elle est à nous", a notamment crié lui et plusieurs autres manifestants face au philosophe dans les rues de Paris.

L’homme barbu a rapidement été identifié comme un individu évoluant dans la mouvance salafiste. Il n’habite pas à Paris et est connu de certains gilets jaunes pour sa véhémence, selon nos informations. 
L’homme n’a pas fait l’objet d’un suivi au titre du fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). En d'autres termes, il ne compte pas parmi les individus "fiché S".


"Ni victime ni héros"






Le parquet de Paris a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion, par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique", a précisé le parquet. Les investigations sont confiées à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance à la personne).
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a annoncé sur Twitter dimanche soir qu’elle allait saisir la justice. L'intéressé lui, a déclaré qu'il ne porterait pas plainte, se disant "ni victime ni héros". Ce lundi, aucune personne n’a pour le moment été interpellée.


Citation :
A 19h sur @CNEWS, retrouvez @GalinaElbaz, Présidente de la sous-commission discrimination de la #Licra
— LICRA (@_LICRA_) 17 février 2019

Les enquêteurs cherchent également à identifier les autres personnes insultant Alain Finkielkraut que l'on entend dans plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Ces derniers encourent un an de prison et 45.000 euros d'amende. 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Dim 17 Fév - 17:08

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Dim 6 Jan - 8:39

Comment l’Europe a cédé devant l’Islam pour du pétrole 


L’éditorial du bulletin confidentiel Opinions info de janvier 2010 (numéro 110) traitait du dialogue euro-arabe tel que défini en 1975 par un accord indigne passé entre la CEE et la Ligue arabe . Le sujet étant plus actuel que jamais - à l'heure où nos dirigeants signent le pacte de Marrakech «Pour des migrations sûres, ordonnées et régulières» sans que les Français n'aient eu leur mot à dire - je rediffuse mon texte de 2010 (en pièce jointe). En voici un extrait: 

« Les pays arabes, échaudés par l’issue désastreuse de la guerre du Kippour, décidèrent de porter le combat sur un terrain qui leur serait plus favorable que celui des armes. Les bases de cette politique furent définies lors d’une conférence tenue à Koweit City en 1973 (…) Un dialogue Euro-Arabe (DEA) s’ouvrit par une conférence tenue à Copenhague suivie de rencontres régulières et rapprochées. En 1974, à Paris, le Secrétaire général de la Ligue arabe et la CEE créèrent l’ «Association parlementaire pour la Coopération euro-arabe», véritable chambre d’enregistrement des exigences arabes et de la complaisance européenne. Il s’agissait, pour l’essentiel, de faire pression sur l’Occident par le quadruplement du prix du pétrole, la réduction de l’extraction, la mise sous embargo des pays jugés pro-israéliens, la participation imposée de l’OLP aux négociations de paix. Ce chantage n’a fait que s’affiner et se radicaliser au fil du temps, devant le succès rencontré. 


(…) L’Italienne Oriana Fallaci, traitant du sujet dans son ouvrage «La force de la raison» (Editions du Rocher, 2004, pages 121 – 126), cite les passages significatifs de la «Résolution de Strasbourg» signée en 1975: 

L’Association parlementaire pour la Coopération euro-arabe demande aux gouvernements européens de prendre des mesures spéciales pour assurer la libre circulation des travailleurs arabes qui émigreront en Europe … ces droits doivent être équivalents à ceux des citoyens nationaux … permettre aux immigrés et à leurs familles de pratiquer la vie religieuse et culturelle propre aux Arabes … nécessité de créer, à travers la presse et les autres organes d’information, un climat favorable aux immigrés et à leurs familles … exalter, par le biais de la presse et du monde académique, la contribution apportée par la culture arabe au développement européen … les immigrés ont aussi le droit d’exporter en Europe leur culture, d’en faire la propagande et la diffusion (…) 

Tous les éléments de la démission de nos pseudo-élites, face aux exigences d’un envahisseur qui ne tire sa force que de notre faiblesse, sont contenus dans ce pacte honteux sans précédent dans l’histoire européenne (…) Jusqu’à quand?» Fin de citation. R. S. 



.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Ven 28 Déc - 8:33

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/12/26/31002-20181226ARTFIG00181-charia-ce-que-revele-la-decision-de-la-cedh.php





Charia : ce que révèle la décision de la CEDH



  • Par  Grégor Puppinck 
     

  • Mis à jour le 27/12/2018 à 17:19 




FIGAROVOX/ANALYSE - Grégor Puppinck analyse pour FigaroVox un arrêt de la CEDH rendu le 19 décembre dernier. Celui-ci pourrait, selon le juriste, ouvrir la porte à une application de la charia en marge du droit commun.






Grégor Puppinck est docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Il est membre du panel d'experts de l'OSCE sur la liberté de conscience et de religion. Il a récemment publié Les droits de l'homme dénaturé (éd. du Cerf, novembre 2018).




La charia a-t-elle sa place en Europe? Si oui, à quelles conditions? Ce sont les questions que se posent actuellement les instances du Conseil de l'Europe.
Sponsorisé par Guide Achat Figaro

Quel hoverboard choisir ?
Comment choisir parmi les nombreux modèles du marché ?
JE DÉCOUVRE

Jusqu'au 18 décembre, la Cour européenne des droits de l'homme estimait que la charia est, dans son principe même, incompatible avec les valeurs de la démocratie et des droits de l'homme. Tel n'est plus le cas aujourd'hui: la Cour accepte maintenant son application en Europe à certaines conditions, malheureusement imprécises.
En 2003, la CEDH avait validé la dissolution d'un parti politique islamiste - pourtant vainqueur aux élections - au motif qu'il souhaitait instaurer la charia en Turquie. Les juges de Strasbourg avaient alors conclu, sans ambages, à «l'incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie» et avec les normes de la Convention européenne des droits de l'homme (arrêt Refah Partisi et autres c. Turquie du 13 février 2003).
Or, [url=http://hudoc.echr.coe.int/app/conversion/pdf/?library=ECHR&id=003-6284036-8193204&filename=Arr%C3%AAt de Grande Chambre Molla Sali c. Gr%C3%A8ce - application de la charia %C3%A0 un litige successoral entre des grecs issus de la minorit%C3%A9 musulmane.pdf]dans un arrêt Molla Sali contre Grèce du 19 décembre 2018[/url], la Cour a omis de réitérer cette condamnation de principe de la charia, et en a accepté l'application en marge du droit commun grec.
Cela s'explique d'abord par le fait que l'application de la charia en Grèce n'est pas nouvelle. Héritage de l'Empire Ottoman, elle a continué à s'appliquer aux populations musulmanes passées sous juridiction grecque après la reconquête de la Thrace occidentale. Les Traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) réglant après la guerre le sort des «minorités» en Turquie et en Grèce prévoyaient que celles-ci puissent continuer à vivre selon leurs propres usages. Par suite, les juridictions grecques ont estimé que la charia devait s'appliquer obligatoirement à tous les membres de la communauté musulmane de Thrace, en matière de mariage, divorce et de succession.




Citation :
La Cour européenne a condamné cette application forcée de la charia… mais pas la charia en elle-même.




C'est ce que conteste une femme devant la Cour européenne des droits de l'homme. Celle-ci, en effet, s'est vue privée de l'essentiel de l'héritage de son défunt époux du fait de l'application de la charia à sa succession, alors même que celui-ci avait choisi de lui léguer ses biens en application du droit commun. La justice grecque avait annulé ce testament, jugeant que le couple musulman avait l'obligation de régler la succession selon la charia, la faisant largement échoir aux sœurs du défunt. Il s'agissait donc, pour la Cour européenne, de juger si «la loi musulmane sacrée» peut être appliquée de force à des ressortissants grecs au motif, en particulier, de la «protection des minorités» et du respect des engagements internationaux de la Grèce.


Sans surprise, la Cour européenne a condamné cette application forcée de la charia… mais pas la charia en elle-même. La Grèce avait anticipé cette décision en rendant optionnel le recours à la charia et à la juridiction des mufti, par une loi du 15 janvier 2018.
De façon plus intéressante, et passée inaperçue dans la presse, la Cour européenne a profité de cette affaire pour poser ses conditions à l'application de la charia en Europe.
La Cour estime d'abord qu'un État n'est pas tenu, mais peut s'il le souhaite, «créer un cadre juridique déterminé pour accorder aux communautés religieuses un statut spécial impliquant des privilèges particuliers». En d'autres termes, un État européen peut accorder à sa communauté musulmane la liberté d'être régie par des normes de la charia, sans que cela soit, en soi, contraire à la Convention européenne des droits de l'homme. Deux conditions sont posées quant à un tel statut spécial: le respect de la volonté des intéressés et celui, elliptique, des «intérêts publics importants».
S'agissant du respect de la volonté, la Cour pose comme «pierre angulaire» à son approche, le «droit de libre identification», c'est-à-dire le droit «de choisir de ne pas être traité comme une personne appartenant à une minorité», tant par les membres de la minorité en question que par l'État. La Cour ajoute que le respect par l'État de «l'identité minoritaire d'un groupe spécifique» ne doit pas porter préjudice au «droit des membres de ce groupe de choisir de ne pas appartenir à ce groupe» ou «de ne pas suivre les pratiques et les règles de celui-ci». En un mot, l'État doit respecter les minorités tout en évitant de contribuer à y enfermer leurs membres. Ainsi, lorsque l'État accepte l'application de la charia sur son territoire, celle-ci doit être optionnelle.




Citation :
La Cour a choisi une approche à la fois libérale et communautariste.




S'agissant du point essentiel du contenu de la charia, la Cour ne porte pas de jugement. Ici encore, elle aborde la question sous l'angle du consentement individuel, estimant que tout individu peut valablement renoncer à certains droits pour des motifs religieux (c'est-à-dire se soumettre à la charia), sauf si «un intérêt public important» s'y oppose.
La Cour a donc choisi une approche à la fois libérale et communautariste, susceptible d'accommoder la coexistence de communautés diverses, dotées de privilèges juridiques au sein d'un même État. Cela fait écho à l'obligation, formulée il y a peu dans l'affaire autrichienne de blasphème, «d'assurer la coexistence pacifique de toutes les religions et de ceux n'appartenant à aucune religion, en garantissant la tolérance mutuelle». Cette approche pose de sérieuses difficultés dans sa mise en œuvre.
Tout d'abord, elle repose sur le postulat du consentement. La Cour suppose que «le choix en question est parfaitement libre, pourvu qu'il soit éclairé». Or, comme l'a parfaitement démontré Muriel Fabre-Magnan, dans son récent essai L'institution de la liberté, le consentement ne suffit pas à garantir la liberté. Ainsi par exemple, ce n'est pas parce qu'une jeune femme musulmane consent à épouser un homme choisi par ses parents que son choix est libre. Plus encore, quand on sait à quel point l'islam peut constituer une société fermée, il y a lieu de s'interroger sur la véritable liberté d'en sortir, d'autant plus que la charia punit de mort l'apostasie. Il y a une grande hypocrisie à estimer que le consentement suffise à garantir la liberté, peut-être aussi une certaine lâcheté.
» LIRE AUSSI - Muriel Fabre-Magnan: «Le consentement, ce n'est pas la liberté!»
Cet arrêt place ensuite les autorités publiques dans la situation défensive de devoir se justifier de refuser aux musulmans revendicatifs la «jouissance» de telle ou telle norme de la charia, dès lors qu'elles en acceptent d'autres. De fait, c'est non seulement la Grèce et le Royaume-Uni qui acceptent déjà la charia en certaines matières, mais aussi tous les pays qui reconnaissent une valeur aux normes alimentaires «halal». Dès lors, on ne voit pas pourquoi refuser l'application d'autres normes, en matière de finance par exemple. La charia est un système juridique qui couvre tous les aspects de la vie.
Plus encore, en acceptant le principe même de l'applicabilité de la charia en Europe, fut-ce de façon limitée, cet arrêt permet aux partis politiques qui en veulent l'application, de prétendre agir «dans le respect des droits de l'homme».
Enfin, s'agissant du contenu de «l'intérêt public important» susceptible d'être opposé à la charia par les États, il reste à définir au cas par cas. Force est de constater qu'il n'a pas de contenu matériel précis ; il fait probablement référence à des valeurs, telles que l'égalité et la liberté individuelle. Mais l'interprétation des «valeurs» est dangereusement mouvante, au gré notamment des évolutions démographiques, culturelles et électorales, d'autant plus que les juges estiment devoir faire évoluer leur interprétation des droits et libertés, en fonction des changements sociaux. Plus encore, c'est au regard de la même valeur de «liberté religieuse» que la Cour européenne permet l'interdiction du port public de la burqa tandis que le Comité des droits de l'homme des Nations unies s'y oppose. En droit comme à la bourse, le propre des valeurs est de fluctuer. Face à elles, en revanche, la charia semble jouir d'une grande stabilité.




Citation :
La charia est un système juridique qui couvre tous les aspects de la vie.




La Cour européenne ne donne pas d'exemple de tel «intérêt public». D'ailleurs, étonnamment, elle ne critique pas - elle-même - la charia, en ce qu'elle serait contraire aux droits des femmes par exemple, mais se contente de rappeler que plusieurs organes internationaux «se sont dits préoccupés» par son application et par la discrimination ainsi créée notamment au détriment des femmes et des enfants, et l'ont estimée, sous certains aspects, «incompatible avec les engagements internationaux contractés par la Grèce».
Pourquoi tant de prudence? Est-ce pour ne pas froisser davantage la Turquie, dont le Président est un héritier du Parti Refah autrefois interdit, et qui a décidé de réduire significativement sa contribution financière au Conseil de l'Europe? Est-ce pour ne pas froisser la Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Albanie qui, bien que membres du Conseil de l'Europe, ont aussi signé la Déclaration du Caire des droits de l'homme en islam (1990), laquelle déclare notamment que l'islam est la religion de naissance de chacun, et que les droits de l'homme sont soumis à la charia?
C'est aussi cette question de l'application de la charia en Europe, y compris dans des dispositions contraires à la Convention européenne, qui inquiète actuellement des membres de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, et qui fera l'objet de discussions et d'un vote en janvier prochain à Strasbourg. Alors que cette Assemblée a longtemps adopté un discours bienveillant envers l'islam, déclarant encore en 2010 que «l'islam est une religion qui prône la paix» et qu'il ne faudrait pas interdire le port du voile intégral ni la construction de minarets, elle semble être à présent plus critique.
Le projet de résolution de janvier 2019, entre autres choses, se dit préoccupé par les activités «judiciaires» des «conseils de la charia» au Royaume-Uni et des muftis en Grèce, et invite la Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Albanie à «envisager leur retrait de la Déclaration du Caire», mais aussi, à agir afin d'établir «clairement la primauté» juridique de la Convention européenne sur cette déclaration islamique.




Citation :
En droit comme à la bourse, le propre des valeurs est de fluctuer.




L'Europe en est ainsi réduite à devoir défendre la Convention européenne des droits de l'homme face à la concurrence des droits de l'homme islamiques, qui se prétendent, eux-aussi, universels. Et cette défense n'a rien d'évident, car en faisant du consentement - c'est-à-dire de la volonté individuelle - le critère central des droits de l'homme, on ne voit pas ce qui permet aux instances européennes de prétendre que leur système est meilleur que celui du voisin. Car celui-ci peut, lui-aussi, prétendre reposer sur le consentement des personnes ; la Déclaration du Caire a d'ailleurs été ratifiée par un plus grand nombre d'États que la Convention européenne.
En fait, l'opposition entre l'individualisme libéral et la charia n'offre aucune issue satisfaisante, car l'un et l'autre système ont en commun de refuser le fondement même des droits de l'homme, à savoir l'existence d'un droit naturel qui peut être connu par la raison en observant la nature humaine, et qui existe indépendamment de la volonté arbitraire de «Allah» ou des individus. Ce qui risque d'arriver, et apparaît déjà dans cette affaire, c'est l'introduction de la charia, par la volonté individuelle, dans les droits de l'homme: c'est «le droit à la charia».
Seul un retour à une compréhension objective des droits de l'homme, fondée dans le droit naturel, leur permettrait d'échapper à l'individualisme libéral puis à la charia. Les droits de l'homme retrouveraient alors leur universalité. Mais nous ne semblons pas en prendre la voie ; nous préférons celle du communautarisme libéral, alors même que nous refusons de dire ce que nous sommes, en tant qu'Européens. La Cour ne dit mot sur ce que sont ces «intérêts publics importants» pour la société ; ils demeurent pourtant l'ultime refuge de la justice et de notre civilisation européenne.
Ce silence est celui du renoncement à l'identité européenne au profit de l'universalisme ; il ne date pas d'hier. Déjà, durant la rédaction du traité qui a donné naissance au Conseil de l'Europe, en mai 1949, les États fondateurs renoncèrent à mentionner la «civilisation chrétienne» comme fondement du projet européen, et lui préférèrent les notions, aussi vides qu'universelles, de «valeurs spirituelles et morales». Trois années plus tard, les États renoncèrent aussi, sous la pression turque, à la présence d'une croix sur le drapeau européen, alors même que ce choix avait été plébiscité.
Pour définir l'Europe, les instances qui nous gouvernent ont fait le pari des valeurs abstraites et de l'universalisme, celui d'un vivre ensemble aux contours flous ; il n'est pas sûr que cela suffise face à l'Islam



Découvrez



Grégor Puppinck
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Jeu 20 Déc - 8:13

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/19/01016-20181219ARTFIG00287-la-journaliste-zineb-el-rhazoui-menacee-de-mort-apres-ses-propos-sur-l-islam.php?fbclid=IwAR0K-NKsxmnXIO1i8oypTIVkzUrrQxVs69-ern9HdLN4tWBy16KgevDMKJ8



La journaliste Zineb el Rhazoui menacée de mort après ses propos sur l'islam


La journaliste Zineb el Rhazoui menacée de mort après ses propos sur l'islam

L'ancienne journaliste de Charlie Hebdo est la cible d'un déferlement de haine sur les réseaux sociaux. La raison ? Ses propos tenus sur l'islam le 14 décembre 


VIDÉO - L'ancienne journaliste de Charlie Hebdo est la cible d'un «déferlement de haine reçu sur les réseaux sociaux» pour avoir dit sur CNews que l'islam devait «se soumettre à la critique». Son avocat, Me Thibault de Montbrial, a porté plainte mercredi pour «menaces de mort».



Insultes, menaces de mort, appels au viol... Depuis près d'une semaine, Zineb el Rhazoui subit une violente campagne de harcèlement en ligne. En cause, les propos tenus vendredi dernier par l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo sur le plateau de CNews: «Il faut que l'islam se soumette à la critique, qu'il se soumette à l'humour, qu'il se soumette aux lois de la République, qu'il se soumette au droit français. On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens “l'islam est une religion de paix et d'amour”», avait-elle affirmé.


[ltr]





Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité[/ltr]



Une plainte pour «menaces de mort» a été déposée mardi par son avocat, Me Thibault de Montbrial. «L'urgence a bien été comprise par la police et le parquet», assure-t-il. «Nous avons transmis les messages incriminés aux enquêteurs qui vont faire des réquisitions auprès de Facebook et Twitter pour remonter jusqu'à leurs auteurs.»

Protection policière

«J'espère que les auteurs de ces messages seront identifiés et mis devant leurs responsabilités», dit Zineb el Rhazoui au Figaro. «L'impunité judiciaire doit cesser.» Militante laïque, la journaliste franco-marocaine est régulièrement prise pour cible par des fondamentalistes pour ses prises de position hostiles à l'islam politique et à l'islam radical. Journaliste chez Charlie Hebdo en 2015, elle n'était pas à la rédaction le 7 janvier, quand les terroristes l'ont décimée. Elle vit depuis sous étroite protection policière.

Citation :
«Ce n'est pas la première fois que je subis une campagne de haine, et même de fatwa qui réclame ma tête, tout ça pour des propos de bon sens»
Zineb El Rhazoui







Si cette campagne de harcèlement l'a profondément affectée, Zineb el Rhazoui n'est pas revenue sur ses propos. Au contraire, elle les a réaffirmés mercredi sur le plateau de CNews. «Ce n'est pas la première fois que je subis une campagne de haine, et même de fatwa qui réclame ma tête, tout ça pour des propos de bon sens, comme ceux que j'ai tenus vendredi», a-t-elle dit avant de répéter que l'islam devait «se soumettre aux lois de la République, à l'humour, à la raison, à la critique, comme toutes les autres religions.»
Auprès du Figaro, elle dénonce un climat délétère. «Quatre ans après l'attentat de Charlie Hebdo, la situation est pire que jamais. Cette campagne de haine n'a même pas été provoquée par une caricature, mais par une phrase aussi simple que ça», dit-elle, déplorant un manque de soutien dans les rangs de la gauche, dont elle est issue. «Qu'attendent les journaux qui font des portraits dithyrambiques d'islamistes notoires pour raconter ce que je subis? Où sont ceux qui se disaient ‘‘Charlie'' en 2015?»
C'est la seconde fois en trois mois que la militante laïque est la cible de messages haineux. La première salve avait été provoquée fin septembre par ses propos dans l'émission «Punchline» (C8), où la journaliste avait affirmé que les femmes voilées affichaient «une idéologie qui est celle de l'islam radical, qui est une idéologie dont l'aboutissement est le terrorisme». Des propos qui lui ont valu une plainte du Collectif contre le racisme et l'islamophobie (CRI), une association à l'activité comparable au très procédurier CCIF.

La rédaction vous conseille




.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mar 18 Déc - 17:01

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mar 18 Déc - 16:44

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mar 18 Déc - 9:53

12 enfants avec 2 femmes, tous fichés S, entretenus par la Caf, les primes de naissance pour chaque enfant, l'allocation femme isolée pour la 2ème femme, APL, CMU, allocation de rentrée scolaire, arrivé clandestinement en France, jamais expulsé, naturalisé, un cas loin d'être exceptionnel... 


Vive la France.

Il est peut-être temps d'arrêter de financer notre propre anéantissement, non ?






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Ven 14 Déc - 8:46

JUSTICE EST FAITE   !



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mer 12 Déc - 10:30

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Ven 7 Déc - 9:40

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mar 6 Nov - 7:57

Au Pakistan, trois jours de blocage pour réclamer la mort de la chrétienne Asia Bibi


Par Aude Massiot, (avec agences) — 4 novembre 2018 à 16:34 (mis à jour le 5 novembre 2018 à 16:37)


Un militant du parti islamiste ASWJ brandit une photo d'Asia Bibi pour dénoncer son acquittement, 
vendredi à Islamabad. Photo Aamir Qureshi.AFP
 

L'acquittement mercredi de cette femme, condamnée à mort pour blasphème, a provoqué de nombreuses manifestations d'islamistes. Son mari appelle des puissances occidentales à accueillir sa famille menacée.




  •  

     Au Pakistan, trois jours de blocage pour réclamer la mort de la chrétienne Asia Bibi



Le Pakistan a connu une semaine mouvementée. De mercredi à vendredi, le pays a vu de nombreuses routes bloquées, des commerces et écoles fermés par des milliers de manifestants. Le réseau mobile a même été coupé vendredi dans les grandes villes. Au centre de ces événements, le sort d’Asia Bibi, une femme de 47 ans.


Qui est Asia Bibi ?



Chrétienne, elle est originaire de la province du Pendjab, au centre du pays. En 2009, cette ouvrière agricole a été arrêtée pour «blasphème» à la religion islamique. Des femmes l’ont accusée d’avoir souillé un puits car elle, chrétienne, y avait bu. 
Asia Bibi leur a répondu. C’est cette réponse qui lui a coûté une condamnation à mort par pendaison en novembre 2010. Cette mère de cinq enfants clame toujours son innocence.
Après huit ans dans le couloir de la mort, Asia Bibi a eu gain de cause mercredi quand la Cour suprême a prononcé son acquittement.


Qu’est-ce qui a motivé les manifestations ?



La décision des juges a suscité la rage des islamistes du parti Tehreek-e-Labaik (TLP)


Mobilisant la population, ils sont descendus dans la rue pour demander la mort d’Asia Bibi et des magistrats de la Cour suprême. Après trois jours de blocage, le gouvernement pakistanais a conclu un accord avec les manifestants. Il a accepté de lancer une procédure pour interdire à Asia Bibi de sortir du territoire et s’est engagé à ne pas bloquer une requête en révision de son acquittement, entreprise par un religieux islamiste du nom de Qari Salam.


Asia Bibi est-elle libre ?



La chrétienne reste enfermée dans un centre de détention de la ville de Multan. Elle attend l’issue de la procédure de révision de son jugement. Son mari, Ashiq Masih, espère réussir à lui faire quitter le pays avant que l’interdiction de sortie du territoire soit confirmée. 


Dimanche, il en a appelé à des puissances occidentales pour venir en aide à sa femme et à sa famille, menacées de mort. «Je demande au président des Etats-Unis Donald Trump de nous secourir et nous aider à quitter le Pakistan, réclame-t-il dans une vidéo enregistrée par la British Pakistani Christian Association. Je demande aussi à la Première ministre du Royaume-Uni et au Premier ministre du Canada de nous soutenir.» 


Avant celaKhadim Hussain Rizvi, le leader du TLP, avait menacé : «Il y aura la guerre s’ils font sortir Asia Bibi du pays.»



Samedi, l’avocat d’Asia Bibi a annoncé à Reuters qu’il quittait le Pakistan «pour sauver [sa] vie en échappant aux foules en colère».
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Qui a dit que cette religion était une religion de paix et d 'amour ???? 
Des manipulateurs qui rêvent de détruire toutes les autre religions pour imposer cette barbarie 




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Ven 19 Oct - 15:10

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Sam 6 Oct - 8:57

Insidieusement certaines et certains influent sur notre façon de vivre et de s'habiller 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Lun 17 Sep - 18:16

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Jeu 23 Aoû - 18:36

https://www.news.suavelos.eu/genes-des-musulmans-se-rejouissent-des-39-morts-allah-a-puni-salvini-qui-refuse-la-construction-de-mosquees/


#Gênes  Des musulmans se réjouissent des 39 morts : “Allah a puni Salvini qui refuse la construction de mosquées !”





Les islamiques exultent sur al-Jazeera suite à la catastrophe du pont de Gênes.
« C’est un signe d’Allah suite à la décision du Gouvernement italien d’empêcher la construction de mosquées » 
A lire attentivement. Ceux qui en ont envie peuvent aller sur le site de al-Jazeera Channel :
Dés l’annonce de l’écroulement du pont de Gênes des commentaires immondes de la part des téléspectateurs musulmans.
« c’est un signe d’Allah qui fait suite à la décision du Gouvernement italien d’empêcher la construction de mosquées  » écrit un utilisateur (la traduction automatique de Google peut vous confirmer ce que nous disons, comme on le voit sur la photo).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Jeu 16 Aoû - 12:14

https://twitter.com/W_Alhusseini/status/1029354504616067073


Waleed Al-husseini‏Compte certifié 




[ltr]@W_Alhusseini[/ltr]







Plus
Afghanistan: le monde de l'Islam!
Une très, très jeune fille est forcée par le mollah local d'épouser un vieil homme, mais l'enfant en colère lutte en larmes contre ce mariage.


15:10 - 14 août 2018
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin
Admin
Admin

Messages : 581
Date d'inscription : 26/08/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Sam 26 Mai - 8:53



SITE D'INFORMATION SUR L'ACTUALITÉ POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIALE


LES DANGERS DU CLIENTÉLISME COMMUNAUTARISTE

mai 26, 2018


Emmanuel Macron s’exprime lors de la conférence « No Money for terror » contre le financement de Daech d’Al-Qaïda. Paris, avril 2018. SIPA. AP22194579_000019

La laïcité ne lutte pas contre les religions, ce sont les religions politiques qui luttent contre elle







Le « manifeste contre le nouvel antisémitisme », récemment publié par Le Parisien, souhaite voir « frappés d’obsolescence » par les autorités théologiques musulmanes certains versets, bien connus, du Coran« afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ». Très critiqué, ce manifeste est pourtant parfaitement rédigé et a le mérite de ramener, incidemment peut-être, la laïcité à ce qu’elle est, en son fond, indépendamment de ses mises en œuvre historiques ou locales.


Citation :

Qu’est-ce que la laïcité : un abandon radical de toute forme de théocratie. Une république laïque est une république qui a renoncé à reconnaître un statut politique à tout texte sacré. Une république laïque démocratique ne reconnaît qu’une seule source de légitimité, la souveraineté du peuple plutôt que la Volonté divine.


Ou plutôt, pour mieux dire, avec Rousseau, quoique cela ne se dise pas, la Volonté générale.


Séparation et neutralité



Le communautarisme et le fait religieux ont pris une place tellement importante dans notre société et dans l’espace médiatique, que les laïques sont soit absent soit souvent nommé péjorativement ou encore directement accusé de racisme, de stigmatisation et même de meurtre par les anti-IVG. À les écouter, la laïcité serait la source de tous les maux de la terre – il est question d’un rapport de force actuellement favorable aux extrémistes religieux et politiques largement favorisé par le clientélisme religieux des politiques. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’exister en tant que laïque consiste à s’attirer quotidiennement les foudres des anti-républicains qu’il s’agisse des idéologues, des prédicateurs, des fondamentalistes religieux, des communautaristes, des extrêmes droites – tout ceci sous le regard bienveillant sinon complice de la classe politique qui n’hésite pas à faire de la récupération. Les nombreux détracteurs de la laïcité ont tout intérêt à charger les laïques, à les discréditer et à détourner le sens même de la laïcité en maintenant une pression permanente sur ces dernier et en les forçant sans cesse à se justifier sur leurs positions légitimes par médias et/ou tribunaux interposés.
Je suis bien placé pour le savoir et le vivre quotidiennement

Un autre événement de l’actualité vient poser exactement la même problématique, c’est l’intervention du président de notre République laïque devant les évêques réunis aux Bernardins. Le président Macron est même allé plus loin. Non seulement il rompt ou paraît rompre avec la laïcité comme séparation instituée par la loi de 1905, mais il paraît également solliciter une certaine aide de l’Église dont pourtant l’État est séparé. Mieux, il envisage même une réparation du lien de l’État et de l’Église. Cela parait beaucoup et on comprend ceux qui crient à l’abandon de la laïcité. Mais ils se trompent. Il faut un lien sain, non conflictuel, non concurrentiel, entre l’État et les religions. Et c’est bien, là aussi, à une sorte de réparation du lien abîmé entre religions et État qu’en appelle Tareq Oubrou, l’imam de Bordeaux, lorsqu’il propose son aide à l’État pour ramener les jeunes musulmans dans la citoyenneté (Le Figaro du 24 avril 2018, p.2).


À s’en tenir au texte de la loi de 1905, on définit la laïcité comme séparation (des Églises et de l’État) et comme neutralité (de l’État à l’égard des religions). Le début de l’article second le dit clairement : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. (1)». Mais la séparation est précisée, plus que définie, comme fait généralement le droit, par des interdictions : pas de reconnaissance, pas de rémunération, pas de subvention. Elle ne dit pas ce qu’est la laïcité. Elle n’en construit pas le concept. Elle n’en dit pas la nécessité et on peut donc la voir comme une décision politique arbitraire sur laquelle il serait possible de revenir.


Le texte de 1905 ne définit pas la laïcité


Et d’ailleurs, tout de suite après, arrivent les détails, ceux concernant les bâtiments, les aumôneries des lycées et des Armées, etc. Dès lors, il reste toujours possible de tenter d’étendre ou de réduire le nombre de ces exceptions, par exemple en réclamant un financement pour les lieux de cultes. Et bien entendu, les régions sous régime concordataire ou dérogatoire (Alsace, Moselle, Guyane, Mayotte, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, etc.) ne sont pas concernées par la loi, tout en l’étant un peu quand même, car les questions d’ordre public demeurent.


En fait ce texte est un aboutissement. Il n’inaugure rien, il prend acte et précise, pour le cas particulier de la France de cette époque, les formes que cette laïcité doit prendre. Il ne dit pas ce qu’est la laïcité. Et c’est sans doute pourquoi le recours à ce texte, s’il permet aux tribunaux administratifs de rendre des jugements, n’est guère utile pour faire avancer le débat. On le voit bien, le débat sur la laïcité n’avance pas, ne s’approfondit pas. Il tourne en rond. Il donne lieu à d’homériques combats dont personne ne sort jamais vainqueur. C’est que la loi, ne donnant pas les raisons de ce qu’elle met en place, rend possible une certaine opacité largement entretenue par tous ceux qui tentent de l’instrumentaliser. Par exemple pour en faire une arme de destruction de toutes les religions, ou un outil de promotion des religions arrivées sur le tard et réclamant un rattrapage d’existence.


La laïcité, c’est pas clerc


Le « manifeste », ainsi que le discours du président Macron, pourraient peut-être, l’un et l’autre, apporter de quoi sortir de ce piétinement en rappelant quels rapports doivent entretenir le texte politique (la loi dans l’État de droit) et le texte sacré. Textes non injonctifs pour le président Macron, à rendre caducs pour le « manifeste ».


Ni la séparation ni la neutralité ne sont des concepts politiques clairs. Ce sont des métaphores issues de la chimie pondérale et elles ne sont claires que dans ce seul domaine. La neutralité, c’est le pH ramené à 7 et la séparation, par précipité, électrolyse, centrifugation ou toute autre technique, c’est l’inverse de la composition. Les anions d’un côté, les cations de l’autre. Tout juste peut-on argumenter que séparation et neutralité doivent être réciproques. Et en effet, l’État ne peut et ne doit être neutre qu’à l’égard des religions qui, elles-mêmes, respectent la séparation.



Une religion qui tente, de manière masquée ou ouverte de fonctionner comme un parti politique, qui cherche, par exemple, à conquérir le pouvoir, à substituer ses propres lois à celles de la République, à empêcher le fonctionnement normal des institutions par des anathèmes ou des excommunications, n’est plus une religion, c’est un parti politique.


C’est même un parti politique qui instrumentalise la religion et, sur ce point, il faut reconnaître que dans le conflit de la politique et des religions, c’est toujours la politique qui gagne, même et surtout lorsqu’elle donne l’impression que la religion est au pouvoir. La religion n’est jamais au pouvoir. Ce sont les religieux qui y sont et s’y maintiennent en assurant savoir ce que Dieu veut.


Dieu ne le veut pas


Il faut donc revenir à l’histoire de nos républiques démocratiques pour comprendre la nécessité de la laïcité. Car de deux choses l’une : ou bien les hommes font eux-mêmes les lois par lesquelles ils se régissent, et c’est la république démocratique ; ou bien ces lois viennent de Dieu lui-même, et c’est la théocratie.


On doit à Rousseau d’avoir parfaitement bien formulé ce principe : « Toute justice vient de Dieu, lui seul en est la source ; mais si nous savions la recevoir de si haut, nous n’aurions besoin ni de gouvernement ni de lois. » (Contrat social, L. II, chap. 6.) Il faut retenir que nul ne peut dire, en matière politique, « Dieu le veut ! ». Nul ne doit pouvoir imposer à tous un mode de vie que certains disent que telle est la volonté de Dieu.


S’ensuit une forme d’organisation politique fondée sur la Volonté générale s’exprimant en un contrat social, c’est-à-dire en une démocratie – la souveraineté appartient au peuple et non à Dieu – et une république ou État de droit – c’est la loi qui décide, pas la Révélation – les gouvernants n’en sont que les magistrats. Toutes les républiques démocratiques sont donc laïques, quelles que soient leurs formes d’organisation. Il faut donc arrêter de dire que la laïcité serait une spécificité française.


Citation :

La laïcité est une nécessité de toute république démocratique, c’est-à-dire de toutes les formes politiques ayant renoncé à la théocratie.


 

Par Jacques Billard, Agrégé et docteur en philosophie. Il a été inspecteur et professeur de l’Éducation nationale, directeur d’études à l’IUFM de Paris, maître de conférences à l’Université de Paris-I et à Sciences-Po. Ancien président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public, il a notamment été membre du Haut Conseil à l’Intégration.

L’islam politique n’est pas une chance pour la République


Venir vivre dans une république démocratique avec l’intention d’y maintenir des lois politiques divines, voilà qui n’est pas possible. Qui ne veut pas abandonner résolument la théocratie ne peut entrer dans le contrat social. Voilà donc bien le problème. Il ne s’agit pas d’une question de mœurs ou de coutumes, mais bien d’une question relevant des fondements. Si, par exemple, c’est Dieu qui veut que l’adultère ou l’homosexualité soient punis de mort, on n’évoluera jamais sur ces points. Le contrat social devient impossible.


Il reste que le renoncement à la théocratie n’est pas chose facile. Il y faut du temps et de l’éducation. Il faut se débarrasser du cléricalisme et prévenir son retour, toujours possible. Et il faut comprendre que le fait que Dieu ne gouverne pas les hommes, ni directement ni par l’intermédiaire d’un clergé, ne lui retire rien de sa toute-puissance. Pour y parvenir, il faut du temps (historique) et de l’éducation (rationnelle).


Mais ce n’est pas impossible. Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, le Saoudien Mohamed Abdelkarim Al-Issa montre une voie possible (Le Monde du 26 avril 2018). En fait il redit ce que l’ancien ministre tunisien de l’Éducation, Mohamed Charfi, expliquait dans un livre de 2002 (Islam et liberté, le malentendu historique, Albin Michel). Tout est donc prêt pour une évolution interne de l’Islam. Il faudrait peut-être que se multiplient les déclarations comme celles du président Macron ou celles du « manifeste » pour que tous admettent que la république démocratique, c’est la fin de la théocratie et que la fin de la théocratie, ce n’est pas le recul des religions. Ce serait même plutôt l’inverse : la libération des religions


NDLR : (1) A cet égard on peut s’interroger sur la nature de la mise à disposition de salles de la Maison des association pour le culte musulman, durant plusieurs années, par le maire Olivier Gacquerre. Une subvention déguisée illégale ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesgensdeloconsurlaw.forumjonction.com
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Jeu 26 Avr - 8:10

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mar 10 Avr - 19:11

MACRON N’A PAS ÉTÉ ÉLU POUR CASSER LA LAÏCITÉ ET LA LOI DE 1905 


Lettre du Grand Orient de France au Président de la République :

"« L'État chez lui, l’Église chez elle ».

Ces mots prononcés par Victor Hugo le 14 janvier 1850 à la Chambre des députés, rappellent que la séparation des Églises et de l’État est la condition irréfragable de la liberté absolue de conscience, clé de voute de la laïcité républicaine française, principe constitutionnel de notre République.

Par ses deux premiers articles, la loi du 9 décembre 1905 fonde, structure et détermine l’organisation laïque de la République.

Elle dit dans son Article deux : « La République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. »

En participant à la Conférence nationale des Évêques de France et en y déclarant vouloir « rétablir le lien entre l’Église et l’État », le Président de la République s’exonère de la loi commune en vigueur.
L’affranchissement du respect de la loi de Séparation de 1905 et de la Constitution fait le lit du retour du cléricalisme, soit l’implication du religieux dans le politique.

Le Grand Orient de France souligne qu’en agissant ainsi, le Président de la République réintroduit les Églises dans le champ politique en contradiction avec l’esprit comme la lettre de l’idée laïque de la République.
Le recul de la laïcité républicaine française, née d’un processus émancipateur exemplaire qui la distingue des autres formes de sécularisation, traduirait une vision passéiste et rétrograde de la société, contraire à la philosophie des Lumières.

Le Grand Orient de France appelle à la plus grande vigilance devant le risque que s’installe au plus haut niveau de l’État un retour aux anciennes pratiques du cléricalisme et avec elles, la remise en cause de l’égalité républicaine et l’émergence de communautarismes brisant le pacte républicain national. L’égalité des droits de tous les citoyens quelles que soient leurs origines ou leurs religions est un principe fondamental de la République, une et indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Dans des temps de mutation et d’inquiétude, toute brèche dans la loi de Séparation des Églises et de l’État participe à la déconstruction de l’édifice laïque républicain, d’autant plus quand elle se produit au plus haut niveau de l’État.
Face aux nouveaux dangers auxquels doit faire face notre République, la laïcité républicaine est le ciment de notre société, elle en est aussi le rempart contre les totalitarismes et les obscurantismes.

En conséquence, mesurant la portée de cette grave entorse au principe républicain de laïcité, le Grand Orient de France demande solennellement et avec la plus grande fermeté au Président de la République de revenir sans ambigüité sur cette réintroduction inacceptable du cléricalisme dans la République, et de faire sienne la phrase de Victor Hugo, « L'État chez lui, l’Église chez elle ».

Le 10 avril 2018"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Ven 6 Avr - 17:33

http://www.7sur7.be/7s7/fr/14836/Elections-2018/article/detail/3405200/2018/04/06/La-charia-et-la-segregation-sexuelle-dans-les-bus-le-programme-interpellant-du-parti-Islam.dhtml


La charia et la ségrégation sexuelle dans les bus: le programme interpellant du parti Islam






Maxime Czupryk 
6/04/18 - 11h37Redouane Ahrouch. © Galicia.
À désormais six mois des élections communales, le parti Islam a dévoilé quelques pans de son programme aux journaux du groupe Mediahuis. Outre l'établissement d'un État islamique en Belgique ainsi que l'instauration de la charia, la formation politique islamiste propose également de séparer les hommes et les femmes dans les transports publics.

Fondé en 2012, le parti Islam avait créé une mini-sensation lors du scrutin communal de cette même année en obtenant un siège de conseiller communal à Molenbeek et un autre à Anderlecht. Six ans plus tard, le parti vise désormais plus haut, et plus loin. En effet, en plus de 14 des 19 communes bruxelloises, Islam sera présent dans six communes de la province de Liège (Liège, Verviers, Herstal, Ans, Saint-Nicolas et Dison) et envisage de monter des listes à Namur, Mons et Charleroi. Après Bruxelles, le parti Islam lorgne donc sur la Wallonie au niveau local (le parti avait présenté des listes aux élections fédérales et régionales à Bruxelles et à Liège en 2014, avec un résultat insignifiant à la clé, ndlr).

Instaurer la charia sans toucher à la Constitution
Le parti assure vouloir s'écarter de son image de parti religieux. "Nous défendons des valeurs et pas des dogmes. Nous laissons çà à la religion. Nous voulons d'abord aider nos concitoyens et ce, peu importe la conviction", expliquait mercredi à Belga Talal Magri, coordinateur de la campagne des élections communales en Wallonie et future tête de liste à Liège.

Il n'empêche, l'objectif ultime du parti reste néanmoins l'établissement d'un véritable Etat islamique en Belgique, après y avoir instauré la charia. C'est ce qu'a confirmé le trésorier d'Islam Redouane Ahrouch aux journaux du groupe Mediahuis. Un objectif qui doit être atteint sans pour autant toucher à la Constitution belge, souligne toutefois celui qui est également conseiller communal à Anderlecht.

Des transports en commun séparés
On apprend également dans cet entretien que le parti islamiste souhaite séparer les hommes et les femmes dans les transports publics. Une proposition qui ne serait pas motivée par la religion, assure Ahrouch, lui-même conducteur de bus à la Stib, mais par les nombreuses plaintes de femmes pour harcèlement que l'homme affirme recevoir régulièrement.

Une interview qui n'a pas échappé à Theo Francken, lequel a probablement recraché son café en lisant certains passages. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration s'est en tout cas offusqué d'un tel programme.

Theo Francken: "Ce parti Islam me révolte"
"Dans leur monde régi par la charia, les femmes n'ont pas de droits. Et cela commence avec une ségrégation dans le transport public. Ce parti ISLAM me révolte. C'est pour cette raison que @SafaiDarya et des milliers d'autres femmes ont dû fuir d'Iran. C'est cracher sur l'Europe", a dénoncé sur Twitter -et en français- Theo Francken.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Dim 1 Avr - 8:14



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin
Admin
Admin

Messages : 581
Date d'inscription : 26/08/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Mar 27 Fév - 14:52



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lesgensdeloconsurlaw.forumjonction.com
PACA

PACA

Messages : 3005
Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: RELIGIONS    Lun 29 Jan - 9:32



LA LIBERTÉ DE TOUT DIRE, SURTOUT CE QUE LES MÉDIAS VOUS CACHENT ! SITE D'INFORMATION SUR L'ACTUALITÉ POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIALE EN FRANCE.


SEXE, ISLAM ET IDÉOLOGIE



janvier 29, 2018





Les radios privées ne se rendent peut-être pas suffisamment compte que l’obscurantisme, l’extrémisme, la stigmatisation de la femme et la haine ne sont pas des idées ou des courants de pensée, mais des armes de destruction qui font objectivement le lit des idéologies extrémistes et violentes.




«J’écoute régulièrement les émissions religieuses sur nos chaînes de radio (…) pour écouter les fkihs, leurs explications et souvent… leurs délires! Parce que ces fkihs ont une grande influence sur une plus grande partie de la population. Ce matin, sur Chada FM, j’ai écouté le fameux fkih incitant à l’obscurantisme, avec un discours dangereusement rétrograde», dixit Soumaya Naâmane Guessous.




L’auteur de «Au-delà de toute pudeur» a été un lanceur d’alerte en postant sur Facebook, le 19 janvier 2018 à 18 h 11, une lettre ouverte à plusieurs ministres, dont celui des Habous et des Affaires islamiques, à la Rabita Mohammédia des Oulémas, à la HACA, «et à toute Marocaine et Marocain qui aime son pays».




«Scandaleux», écrit la célèbre sociologue marocaine, «un fkih marocain, sur radio Chada FM» aurait «découvert les ‘‘causes’’ du cancer du col de l’utérus et de l’utérus». En effet, Chada FM, qui diffuse chaque vendredi de 10 heures à 12h15, l’émission religieuse «Dine oua Dounia», dans laquelle officie l’inénarrable fkih Abderrahmane Sekkache, a consacré l’édition du 19 janvier à la thématique des relations sociales en islam. En répondant à une question, pratiquement à la fin de l’émission, sur le contexte et la raison pour laquelle la «idda» (période de viduité) a été instaurée pour l’épouse après le décès de son époux, le fkih vedette de Chada FM nous a «révélé» une grande découverte, celle des causes du déclenchement du cancer de l’utérus et du col de l’utérus.




Selon lui, des scientifiques occidentaux -il se garde bien de préciser lesquels- auraient fait une découverte extraordinaire: lorsqu’une femme a sa première relation sexuelle, le sperme de son mari s’inscrit dans son vagin et son utérus. L’utérus inscrit alors dans le vagin le code de ce premier sperme. Ce code lui interdit un sperme venant d’un autre homme. Si la femme en reçoit un, elle déclenche par là-même un cancer de l’utérus ou du col de l’utérus. «C’est pour cela, affirme-t-il, que l’islam a instauré une période de «idda» de 4 mois et 10 jours après le veuvage ».




Les scientifiques occidentaux ont découvert que cette période de «idda» est indispensable pour permettre à l’utérus d’effacer l’ancien code du mari défunt et d’être prêt à donner un nouveau code à l’époux de la veuve.




Ces propos font courir des risques graves à la santé des femmes. Celles d’entre elles qui sont mariées, et qui ajouteraient foi aux paroles de ce fkih, peuvent se dire que si elles n’ont pas de relations sexuelles extraconjugales, elles n’ont que faire du dépistage du cancer de l’utérus ou du col de l’utérus puisqu’elles sont protégées! C’est là une affaire de santé publique. Le professeur Naâmane Guessous s’en est indigné: «Comment l’Etat peut-il rester indifférent face à ces propos alors qu’il organise des campagnes pour sensibiliser la population féminine aux risques de cancer et pour encourager le dépistage et la prévention!»




Outre ce risque de santé publique, les propos du fkih Sekkache font peser la suspicion et jettent l’opprobre sur toutes les femmes qui ont eu, qui ont ou qui auront le cancer de l’utérus ou du col de l’utérus, parce qu’elles seraient présumées coupables d’office d’avoir elles-mêmes provoqué ces cancers en ayant des relations sexuelles extraconjugales. Toute femme qui aurait ce cancer se verrait ainsi stigmatisée. D’ailleurs, notre fkih ne fait pas dans la dentelle. Il conclut que les femmes infidèles, celles coupables d’adultère selon le vocabulaire religieux, et les prostituées, sont donc assurées de développer un tel cancer.




La sociologue Naâmane Guessous conclut son appel: «Est-il normal que le Maroc du XXIe siècle, ayant de si grandes ambitions pour se moderniser, éduquer sa population et lutter contre l’obscurantisme religieux, permette encore ce genre d’idioties? (…) Est-il acceptable que des responsables de chaînes de radio donnent l’antenne à des fkihs aussi ignares pour informer et orienter notre population?».




S’il est vrai que les Marocains se sont réconciliés avec leurs radios et que la parole s’est libérée sur les ondes de ces médias, il est aussi vrai que beaucoup de nos concitoyens ont une confiance aveugle en ces fkihs. Dans ces conditions, y a-t-il une irresponsabilité sociale plus grande que celle de laisser libre cours aux délires des plus obscurantistes et des plus extrémistes d’entre eux, au prétexte qu’ils font de l’audience? La course à l’audimat ne peut tout justifier.




Certes, la rentabilité économique de l’entreprise et sa pérennité sont indispensables. Les médias audiovisuels ont cependant leur spécificité. Ils ont une éthique, une déontologie et des règles professionnelles à respecter. Les radios qui ouvrent leurs antennes à ce genre de prédicateurs ne se rendent peut-être pas suffisamment compte que l’obscurantisme, l’extrémisme, la stigmatisation de la femme et la haine ne sont pas des idées ou des courants de pensée, mais des armes de destruction qui font objectivement le lit des idéologies extrémistes et violentes.




Quant au prédicateur Abderrahmane Sekkache, il n’en est pas à son premier dérapage. Il est même multirécidiviste. Ainsi, dans l’édition concernée, M. Sekkache a rudement conseillé aux femmes de porter non pas le «hijab» (le voile), mais le «khimar» (la burqa). Il a interdit les salutations par les mains entre les deux sexes et les a présentées comme un grand péché! Dans une autre édition, il a considéré le prêt à intérêt, qu’il a assimilé au «riba», comme une guerre faite à Dieu!




Que fait la HACA, chargée de par la loi du contrôle (toujours a posteriori sinon c’est de la censure) des contenus des programmes des médias audiovisuels? La HACA, faut-il le préciser, ne peut prendre de sanctions qu’en vertu des dispositions des cahiers des charges des médias audiovisuels et des lois encadrant le secteur en vigueur. Au jour d’aujourd’hui, l’instance nationale de régulation de l’audiovisuel a adressé deux avertissements à Chada FM. Le premier l’a été le 10 juillet 2015 (relatif à l’édition du 13 mars 2015 de «Dine oua Dounia ») et sanctionnait la charge menée par M. Sekkache contre les chiites marocains en utilisant des qualificatifs péjoratifs et insultants à leur égard, au chiisme iranien et à l’Iran. Quant au second avertissement, il date du 1er mars 2016 (relatif à l’édition du 16 octobre 2015) et sanctionnait la discrimination envers les femmes: le fkih avait dénié le droit au travail de la femme, le considérant comme un péché si l’époux pourvoyait à tous les besoins de l’épouse.




La multiplication des avertissements, dans des cas de récidive dans la même émission de la même radio et par le même invité (M. Sekkache est l’invité permanent de l’émission) comme c’est le cas ici, finit par banaliser les avertissements. Afin de garder aux sanctions de la HACA leur force dissuasive, ne serait-il pas temps de passer à la gradation des sanctions: sanctions pécuniaires qui peuvent atteindre jusqu’à 1% du chiffre d’affaires de l’opérateur, suspension d’une émission ou d’un média audiovisuel, réduction de la durée de la licence jusqu’au retrait définitif de la licence. On le voit, la palette des sanctions est large.




Plus globalement, les émissions religieuses, sur les radios privées, souffrent de handicaps structurels. Elles ne disposent pas d’animateurs capables de diriger l’invité et de porter la contradiction. Ce sont en fait de simples auxiliaires dociles. Ensuite, il s’agit d’émissions interactives où le débat contradictoire est quasiment absent. Aucune des radios privées ne dispose d’une émission religieuse de débat. En outre, ces émissions ne bénéficient d’aucun encadrement doctrinal du ministère des Habous et des Affaires islamiques ou de la Rabita Mohammédia des Oulémas.




Enfin, le handicap majeur est l’absence de pluralisme des courants de pensée et d’opinion (prévu par l’article 9 des cahiers des charges de Chada FM). Chaque émission religieuse a un invité permanent qui prêche sa pensée unique. Et pourtant, il y a eu une émission de qualité prônant et mettant en œuvre une interprétation tolérante et ouverte de l’islam. Elle a été diffusée pendant un an et demi sur MFM Radio. Il s’agit de l’émission hebdomadaire «Fi al Omk» diffusée entre mars 2014 et août 2015, qui avait comme invité Mohamed Abdelwahab Rafiki, alias Abou Hafs. Aujourd’hui, il anime l’émission «Istafti Albak» (Interrogez votre cœur). C’est une émission hebdomadaire diffusée chaque vendredi à 19h15, pendant une demi-heure, depuis le mois de septembre 2017 sur la télévision délocalisée «Télé Maroc».




Le témoignage de cette ancienne figure de proue de la mouvance salafiste extrémiste, actuellement partisan d’un islam des Lumières, dans les émissions religieuses, nous montre qu’une autre lecture de l’islam est possible. Ces émissions ont besoin d’un contrôle et d’une réorientation. La plupart d’entre elles véhiculent une lecture bornée de l’islam et une religiosité populaire traditionnelle en complète contradiction avec l’islam ouvert et modéré promu dans les discours officiels. Ces émissions ne contribuent nullement à une lecture éclairée, ouverte et contemporaine de la religion.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: RELIGIONS    

Revenir en haut Aller en bas
 
RELIGIONS
Revenir en haut 
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» Le problème du TEMPS dans les religions ...
» Bibliothèque des religions
» [Religions Monothéïste] Eschatologie
» L'impact des religions au fil de l'Histoire : bilan
» Les religions "utilisées" comme justification d'actes politico/économiques

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
LOCON SUR LAWE  :: MONDE , Politique, financier, religieux,idéologique. :: RELIGIONS-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: